Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par WebAnalytics Lydia MOONTA: Les "vies du Lydia" depuis son arrivée. Episode 1: La SEMETA

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Nous sommes des Barcarèsiens, qui aimons et protégeons ce patrimoine inaliénable de notre commune

vendredi 21 avril 2017

Les "vies du Lydia" depuis son arrivée. Episode 1: La SEMETA


ÉPISODE 1: L'époque de la SEMETA.
(1967/1973)
 
Il semblait intéressant de faire un état des lieux sur notre paquebot époque par époque depuis sa mise à terre en 1967.

La première époque est donc celle juste après l'échouage, époque qui verra les entrailles du navire s'adapter à sa nouvelle mission touristique.

Après de premiers travaux aux Chantiers Terrin à Marseille (essentiellement de chaudronnerie), il est convoyé au Barcarès.
Crédit photo: Sybille

De 1967 à 1973, le paquebot sera loué par la SEMETA (société mixte d'aménagement qui a en charge la création de la station du Barcarès) à une société créée pour l'occasion: La SODELOR qui a mission de l'exploiter.

Sur les extérieurs le navire est quasi intact et "dans son jus", ce qui fait son succès auprès des 300 000 touristes qui se ruent à bord dés la première saison. Certains espaces authentiques ont été préservés comme le social-hall, le bar arrière (pont promenade), la salle à manger (deuxième pont). Les deux ponts de cabines (premier et deuxième pont) sont encore intacts. On pense un temps à les transformer en hôtel mais le projet est abandonné.

Une longue estacade figure un quai tandis que les deux chaines d'ancre laisse à penser qu'il est mouillé dans le sable.

Pour les aménagements intérieurs le sénateur Gaston Pams, président de la SEMETA, aura ces mots flamboyants: "Que du beau et du cher !"

On fait donc appel à des artisans spécialisés et des compagnons pour réaliser les luxueux aménagements: le détail ici

 Sur le pont avant à pris place une piscine et un bar qui connaitront immédiatement un succès incroyable: 

Source crédit photo: éditions Dino
 
Le bar et la piscine



 
Source crédit photo: éditions Dino

La salle à manger d'origine des premières classes, entièrement recouverte de panneaux plaqués en citronnier de Ceylan, accueille les clients dans un cadre de rêve

Extrait d'une brochure publicitaire SEMETA

Source crédit photo: éditions Dino

Devant le navire, l'hélice (qui n'est pas celle d'origine mais l'hélice de secours qui se trouvait dans la cale avant) brille de mille feux en accueillant les curieux:

Notez la résidence la Sardane encore en construction
 Source crédit photo: éditions Dino

Dans la cale avant est aménagée la première discothèque le "Trunk" sous la houlette de Roland Vonné.

Source crédit photo: éditions Dino


Dans la cale arrière et le compartiment des diesels MAN est installé un snack-bar appelé très opportunément la "Cambuse", entièrement plaqué en pin d’Oregon verni. Les suspensions rappellent les lamparos catalans. Les cloisons inclinées respectent les formes de la coque: on est bien dans un bateau!

Source crédit photo: éditions Dino
Sur la dunette arrière, les deux barres mécaniques de secours sont impeccables:




Collection personnelle webmaster
 Source crédit-photo :© photothèque Lydia Moonta

Sur le premier pont à l'avant est aménagé un bar et des boutiques: "Le Trunk store". 

Par des hublots on peut apercevoir les nageurs de la piscine au-dessus. Les murs sont recouverts de placage en bois précieux verni, le laiton brille doucement dans une ambiance luxueuse et très marine:

Source crédit photo: éditions Dino

 Sur le pont des embarcations on déambule entre les canots et, clou de la visite, on s'enthousiasme pour la timonerie parfaitement conservée. C'est l'endroit le plus couru du bord !


Source crédit photo: éditions Dino
Même les cuisines dernier cri font l'objet d'une carte postale!!!

Source crédit photo: éditions Dino
On peut comprendre à la vue de ces "photos témoins" l'engouement que procure le paquebot. Les aménagements sont impeccables, de bons goût, indémodables et surtout en parfaite adéquation avec l'esprit "paquebot" que le visiteur recherche.
On se bousculera à bords durant les cinq ans et demi d'exploitation par la SEMETA.

Photo collection J-M Parés
Seul changement au cours de ces cinq années, les couleur de la cheminée (noire liseré rouge en haut) qui, au départ, arborera un écusson de la SEMETA sur fond bleu, figurant deux sirènes:

 
Très rapidement remplacé par un logo plus stylisé et moderne figurant une maison (sic!)
Le style paquebot, les ambiances marines sont et resteront indémodables. Faire du moderne ou du "tendance" en un tel lieu, c'est prédestiner le paquebot à se démoder dans les dix ans qui viennent et manquer de respect à "l'historicité" et la dimension patrimoniale du lieu...

La seconde partie qui traitera de la période 1973/1980 nous le prouvera de manière éclatante....

A suivre...
Olivier Alba


4 commentaires:

  1. On en apprend chez vous, c'est passionnant cette histoire et j'ai hâte de connaître la suite ! Je suis passé bien souvent à coté du Lydia sans imaginer un seul moment toute cette richesse historique, mais il est vrai que je me désolais plutôt de ce tas de ferraille sur une aussi belle plage. Manifestement, grâce à vous, les choses bougent et il faut espérer qu'elle continueront de bouger avec bon sens, pourquoi ne vous investissez pas davantage concrètement auprès de la Mairie, qui me semble avoir besoin d'expertises un peu plus pointues ? En attendant, merci et à bientôt pour la suite !

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  2. Nous sommes très heureux que vous preniez plaisir à consulter ce blog qui a pour vocation de mettre à jour, la longue et passionnante histoire du Moonta, devenu par la suite le paquebot des sables.
    Étrangement en France, peu de personnes connaissent son histoire, souvent véhiculé par de pseudo-spécialistes auto adoublé, plus habitués à piller sans vergognes photos et autre anecdotes et sans aucune connaissance historique. Le travail de fourmi de l'historien, long, ardu mais au combien jouissif leur est totalement inconnu.
    Concernant l'actuel propriétaire des lieux, personne ne nous a demandé une quelconque expertise. La mairie semble vouloir recruter un architecte décorateur pour prendre en charge le paquebot. Si celui-ci est soucieux de la véracité historique et de la dimension patrimoniale de certains espaces, gageons qu'il saura ou nous trouver.

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  3. Très belle 1ere partie
    Quand je descendrai au mois de septembre je la montrerai à M Roland Vonné cela lui rappelera de très bons souvenirs
    Toutes les photos que nous avions fait avec mon père tout à disparues
    Cela est regrettable pour le lydia et le barcarès
    Heureusement il reste nos souvenirs et de très beaux souvenirs

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  4. Archibald Haddock11 novembre 2016 à 09:49

    Ne serait-il pas judicieux de récupérer l'ancre du rond-point et celle qui sert d'appui à l'hélice et les remettre en place ?

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