Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par WebAnalytics Lydia MOONTA: Rendez-moi mon nom !

r

Nous sommes des Barcarèsiens, qui aimons et protégeons ce patrimoine inaliénable de notre commune

lundi 10 août 2015

Rendez-moi mon nom !


Ce n'est pas parce que l'on était à la fin des années 60 que l'on manquait de notion en terme de marketing.

Il faut reconnaître que ça claque comme une bannière dans le vent et que c'est très évocateur comme nom :


Sans même l'avoir vu, on imagine une belle étrave blanche fendant une dune à peine ridée par la Marinade ou la Tramontane. Et puis le sable ça fait penser à l'exotisme, le bord de mer, les voyages. Les voyages comme ce paquebot, gigantesque oiseau de mer au nom féminin, évoquant l’Ailleurs....

Mais bon, finie l'explication de texte.

Au départ il faut bien reconnaître que ça évoquait surtout une réalité: Un petit paquebot australo-grec noyé dans une mer de sable:
Il n'y a rien tout autour !



Source, crédit photo :L’eau qui chante (1967)

Le LYDIA était seul, isolé à plusieurs kilomètres de la moindre habitation.

On l'avait d'ailleurs échoué là pour ça: Qu'il y ait quelque chose, attirer les touristes et les locaux, faire rêver, montrer la volonté de l’État de bâtir une station balnéaire en ce lieu désertique,et, plus prosaïquement, vendre des appartements dans les programmes immobiliers qui n'allaient pas tarder à sortir de terre.

La résidence "la Sardane", les "Barbecues" et pares !

 Photo  de source inconnue

Mais bon, rapidement le marketing s'est emparé d'une réalité.

Partout, sur tous les journaux, sur les flammes de la Poste, sur la moindre carte postale, notre splendide ambassadeur voyageait avec son pseudonyme évocateur.

Il vendait du rêve, il vendait notre ville dans l'hexagone et au -delà des frontières:
Source crédit-photo : © photothèque Lydia Moonta


Pendant d'ailleurs prés de 20 ans ce joli pseudonyme fut une réalité.

Tout autour de lui, de beaux aménagements le mettaient en valeur: Une grande estacade en bois passait le long de sa proue, ses deux chaînes d'ancre plantées dans le sable et figurant une éternelle escale, un mouillage immuable.

Autour de lui, juste une petite promenade épargnant tout son avant pour que la plage vienne lécher  son flanc:

le Lydia et son casino entre 1973 et 1978
 Source: Carte postale publicitaire casino le Lydia


Le cinéma ne s'y était pas trompé, choisissant pour l'un de ces plans l'étrave fendant le sable, image saisissante s'il en est:

Le film 'l'Alpagueur"

Las , à la fin des année 1980, cet aménagement si simple, mais en même temps si évocateur, fut purement et simplement saccagé : côté terre l'avant du navire fut noyé sous l'asphalte, permettant du même coup aux véhicules de stationner à-même la coque; côté mer une grande "esplanade" en pavés auto-bloquants enserra feu le paquebot des sables.

 photo de source inconnue
Vu d'en-haut c'est encore plus désolant :

Source Google earth

Aujourd'hui toutes les constructions annexes qui l'avaient fait disparaître ont été démolies. C'est une bonne chose et il n'était que temps.

Il reste à le débarrasser du béton pour que son étrave retrouve le sable....


Olivier Alba


6 commentaires:

  1. Dernier avis posté sur le célèbre site Tripadvisor:
    “très beau extérieur”
    Avis écrit le 11 août 2015 NOUVEAU
    Très beau extérieur mais trop structuré autour , j'aurais préférais le voir ensable tout au tour comme dans le passé , l'exposition a l'intérieur ne vos pas le détour.

    Il n'y a pas à dire, vos idées et recommandation sont les bonnes ! Continuez à vous battre et pour faire connaitre ce monument !

    RépondreSupprimer
  2. Merci cher Pirate ! par "structuré autour", nous sommes bien d'accords : il ne s'agit plus des verrues qui ont été supprimées, mais de son environnement asphalté (entre-autres) ?
    Oui, il y a beaucoup de travail à faire, et nous avons d'ailleurs - à ce sujet - fait plusieurs suggestions sur notre page facebook que nous vous recommandons de consulter.
    Mais, comme dit le faux-proverbe, "Paris ne s'est pas fait en un jour", peut-être n'était qu'une phase 1 d'une opération plus importante à venir. Impossible de vous en dire davantage à ce sujet, malgré nos diverses interrogations, les autorités en charge du dossier ne communiquent pas et c'est fort dommage !
    Merci pour vos compliments !

    RépondreSupprimer
  3. A quand dans les griffes d'un ferrailleur

    RépondreSupprimer
  4. Nous sommes heureux que le fils du "photographe officiel" du Lydia et co-auteur des très connues (mais aussi très pillées) photos de la mise à terre du paquebot, réagisse sur ce blog.
    Pour répondre à votre question, le ferrailleur n'est pas d'actualité car des travaux sont en cours à bord. Les alentours ont été dégagés et nous nous en réjouissons!
    Reste à espérer que les aménagements et travaux futurs respecteront ce patrimoine et son histoire.
    Ils s'agit d'un chantier de restauration, pas de réhabilitation.
    Les mise au goût du jours passé ont coûtées cher au bateau en le démodant 10 ans plus tard, à l'image du luxueux casino de Kuniko Tsutsumi dans les années 1970... 10 ans plus tard plus personne ne pouvait voir ce genre de déco 70's en peinture !!
    A bientôt de vous rencontrer sur le Barcarés ;-)

    RépondreSupprimer
  5. Façon de parler
    C'est surtout après travaux faut continuer conà le restaurer mais pas tout les 10 ans
    C'est quand même l'emblème de la station et nos souvenirs
    À bientôt à partir du 07|90

    RépondreSupprimer

Les commentaires seront modérés dès l'instant où ils porteraient atteinte à la morale, se commettraient à des attaques ad-nominem de façon injurieuse ou diffamatoire. Attention à ne pas confondre commentaires et forum !