Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par WebAnalytics Lydia MOONTA: Le classement des plus vieux paquebots au monde, le N°3, l'Hikawa Maru

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vendredi 1 juillet 2016

Le classement des plus vieux paquebots au monde, le N°3, l'Hikawa Maru


A la place N°3 :
Le troisième plus vieux paquebot référencé est l'Hikawa Maru 

 
 
lancé en 1929 et conservé aujourd'hui à quai dans le port de Yokohama (Japon)


L'Hikawa Maru est un paquebot japonais construit en 1930 par les chantiers  Yokohama Dock Company  pour la compagnie Nippon Yusen Kabushiki Kaisha ("NYK Line"). Il fut lancé le 30 Septembre 1929 et fera son voyage inaugural du port de Kobe (Japon) au port de Seattle (USA) le 13 mai 1930.

Source, crédit-photo : Umasoul
 
Hikawa Maru était l'un des trois navires de la classe Hikawa Maru, tous trois reprenant le nom de grands sanctuaires shintoïstes japonais. 
 
Ses deux navires jumeaux, le Heian Maru et le Hie Maru, ont tous deux été perdus durant la Seconde Guerre mondiale.

Ses caractéristiques sont:
Longueur: 163.3 mètres
Largeur: 20.1 mètres
Tonnage: 11 622 tonneaux
331 passagers
Un point commun avec le MOONTA : la motorisation provient  des chantiers BURMEISTER et WAIN !


Source, crédit photo : Blueprints

L'Hikawa Maru et ses jumeaux seront affectés immédiatement à la ligne trans-pacifique Yokohama/ Seattle via le port de Vancouver (Canada). Il s'illustrera notamment par ses splendides intérieurs typiquement Art-déco ainsi que par une réputation de service impeccable qui lui vaudront le surnom envié de "reine du Pacifique". L'embauche par la NYK Line d'un cuisinier français pour son paquebot fétiche n'étant peut-être pas pour rien à cette réputation.

A l'occasion de ses nombreuses traversées, L'Hikawa Maru aura pour privilège de transporter le célèbre comédien Charlie Chaplin (le 2 juin 1932, il embarque à Yokohama à destination de Seattle) ou encore le non moins connu Jigorō Kanō, fondateur du Judo et véritable légende vivante au Japon. Ce dernier décédera à son bord en 1938.  


 Il assure un service régulier au cours des années 30, jusqu'à la seconde guerre mondiale, d'où il sortira sans dommage, servant comme navire-hôpital. Trois rencontres avec des mines américaines ne pourront pas couler ce navire déjà bien décidé à perdurer. Ses deux jumeaux en revanche auront moins de chance, ils seront coulés par des sous-marins, respectivement en 1943 et 1944.

Source, crédit photo : Blueprints



Dans l'immédiat d'après-guerre, le navire sera réquisitionné par les autorités d'occupation américaines qui l'utiliseront au transfert de soldats et sujets civils du Mikado depuis la Chine, les Philippines, les Indes néerlandaises, les îles du Pacifique et la Corée. L'empire du Soleil Levant n'est plus.
A partir de 1947, il sera rendu à sa compagnie d'origine qui l'utilisera un premier temps comme cargo puis il sera rendu à son service passagers trans-pacifique à partir de 1953.


La "NYK  line" le désarmera le 21 Décembre 1960. Durant toute sa carrière en temps de paix, l'Hikawa Maru aura totalisé 238 voyages et transporté 25.000 passagers.

En 1961, coup de théâtre, est prise la décision d'amarrer définitivement l'Hikawa Maru dans le port de Yokohama comme musée, restaurant et hôtel flottant. Le tarif actuel pour la visite coûte 200 yen (moins de 3 euros).

D'hier...
 
Source, crédit photo : seasvessels

A aujourd'hui... 

Magnifiquement restauré, complexe hôtel-restaurant-musée, amarré dans le port de Yokohama, bien difficile de trouver un faux pas ! :


 Source, crédit photo : Schipspotting

 Source, crédit-photo : Potilkimake



Visitons !

 Source, crédit-photo : ssmaritime

Empruntons le grand-escalier... 



Source, crédit-photo : Potilkimake


La salle-à-manger :
 
Source, crédit-photo : BMJapan 
Source, crédit-photo :Grabpage

Cabine de luxe :

 Source, crédit-photo : dozodomo.com


 Source, crédit-photo :Iseecubed  

Classe touriste :

  Source, crédit-photo :Thomasgite

Un des nombreux salons du bord :

 Source, crédit-photo : dozodomo.com

Une coursive :
 
 Source, crédit-photo : dozodomo.com
De  la passerelle,


 Source, crédit-photo :flickr

Descendons à la salle des machines :

Source, crédit-photo :  Maru Museum


Une restauration et mise en valeur dans les règles de l'art, strict respect de l'historique, qualité des matériaux ! Démonstration qu'avec rigueur, une telle qualité est parfaitement possible.

En prime : 

 https://www.youtube.com/watch?v=A6pyzxVfo9c#t=248

Les avis Tripadvisor sur l'Hikawa Maru: 

http://www.tripadvisor.fr/Attraction_Review-g298173-d1308658-Reviews-NYK_Hikawamaru_Exhibits-Yokohama_Kanagawa_Prefecture_Kanto.html

Pour consulter l'épisode N°2, c'est : ICI
Pour consulter l'épisode N°1, c'est : ICI
 Olivier Alba 

3 commentaires:

  1. Belle idée que de proposer des exemples glanés dans le monde entier pour faire avancer la réflexion locale sur le Lydia. Gageons qu'en s'inspirant de ces belles réalisations à l'étranger, les décideurs locaux feront les bons choix. Étudier, comprendre ce qui marche et l'adapter, voila une démarche plein de cohérence. Bravo et bonne poursuite dans votre démarche hautement constructive !

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  2. Ce dernier paquebot est superbe! Ils ont de la chance les japonais. Voila une nation qui sait ce qu'est le patrimoine naval, comme les USA ou les britanniques. En France c'est un combat à mener, on ne sait classer que les vieux cailloux, même si ça commence à changer un peu surtout pour les petits bateaux traditionnels. Pour les gros c'est plus problématique, comme ce qui est arrivé au croiseur Colbert sur lequel j'ai fait mon service en 1985, amarré à Bordeaux puis ferraillé sous les haros écologistes bien pensants. Ne parlons même pas du vaisseau de 74 canons le "Dugay Trouin" rendu au français par les anglais en 1945 et coulé dans la Manche ! Dans la même veine personne n'a bougé le petit doigt pour sauver la paquebot France. Enfin et pour terminer, n'oublions pas que le Belem a été sauvé uniquement grâce à l'acharnement de quelques passionnés et au concours de la caisse d'épargne. Le combat sera long mais il commence maintenant.

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  3. Nous "naviguons" dans mer qui n'est pas aussi calme que le bulletin-météo l'annonce : il y a des jaloux, des contestataires, mais aussi des interlocuteurs intelligents qui s’intéressent à nos travaux car ils les savent non-partisans et surtout, sérieux. Alors oui, sans pédanterie, nous recevons vos compliments comme une reconnaissance de l'expertise que nous avons la prétention d'exercer (mais nous ne sommes pas seuls,notre Président d'Honneur, Jacques Hiron, n'a nul besoin de la justifier !).
    Poursuivons notre route, le compas à l’œil, la barre assurée : plus que jamais, nous savons que le Lydia taillera une bonne route !
    Certes, c'est du "lyrique", mais au moins, ce n'est pas du démagogique !
    Encore merci, et nous l'espérons, à bientôt !

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