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Nous sommes des Barcarèsiens, qui aimons et protégeons ce patrimoine inaliénable de notre commune

vendredi 23 juin 2017

Naissance du MOONTA : les chantiers BURMEISTER et WAIN




Le MOONTA a été construit au chantier-naval BURMEISTER et WAIN, à Copenhague et livré en 1931 à l'armateur Australien  Adelaide Steamship Company.

A l'origine une fonderie créée par Carl Christian Burmeister et William Waincrée (mais déjà, production d'un moteur-vapeur) et devient un chantier naval en 1888, à Copenhague (Danemark). En 1898, la société obtient de Rudolf Diesel une licence de fabrication, qu'elle produit en moteur "2 temps". L’essor, jusqu'aux années 70, a été considérable et l'entreprise compta jusqu'à 10.000 salariés (rachetée en 1980 par le groupe allemand MAN ).

Source, crédit photo :fineartamerica

Les fondateurs :

 
Carl Christian Burmeister et William Wain
Source, crédit photo :wikiwand 

 Avant-hier :

Une fonderie avant de devenir un chantier naval 
 
Source, crédit photo : wilkipedia Peinture de 1885, auteur non identifié.


Source, crédit photo :wikiwand  

Hier :


Source crédit photo : Det Kongelige Bibliotek


Et aujourd'hui :

Source, crédit-photo :BURMEISTER & WAIN ENERGY A/S

Hier :

Le Hall (150 m. de long) :


Source : extrait du film Documentary: Men & Metal about the B&W shipyard.

 Rivetage :


 
Source, crédit-photo :fyrskibet

Motorisation : 

Source crédit photo : Det Kongelige Bibliotek

Marteau de tôlier, frappé B & W  :

Source : extrait du film Documentary: Men & Metal about the B&W shipyard.

Aujourd'hui : 

Le Hall des Chantiers BURMEISTER et WAIN   (désaffecté, a été le cadre de l'Eurovision de la Chanson 2014) :

Source, crédit-photo : .eurovision-fr.net

Le site dans son état actuel :

Source, crédit-photo: Dac

 
Source : extrait du film Documentary: Men & Metal about the B&W shipyard.


Source : extrait du film Documentary: Men & Metal about the B&W shipyard.


Source : extrait du film Documentary: Men & Metal about the B&W shipyard.
 

 Source, crédit photo  :Woods Hole Oceanographic


Source crédit photo : Det Kongelige Bibliotek




Source, crédit photo : Billeder Dk


Source, crédit photo : Jacques Hiron








Xavier Cuvelier-Roy


vendredi 16 juin 2017

Portrait de celui qui a amené le LYDIA au Barcarès



Source crédit photo : © Collection JM.Parès et © Photothèque Lydia Moonta

Il s'agit bien entendu, du remorqueur LE PHOCÉEN. Parti de Marseille, il arrive le 11 juin 1967 au Barcarès, convoyant le paquebot LYDIA pour son ultime voyage :

Source crédit photo : © Collection JM.Parès et © Photothèque Lydia Moonta

 

à voir ICI, à 2 minutes 15






Il est donc un acteur incontournable de l'histoire du paquebot des sables !

 crédit photo : www.marine-marchande.net

Construit en 1959 aux  Chantiers Industrie Navale Meccaniche Affini [I.N.M.A.] La Spezia, Italie, pour le compte de la Société Provençale de Remorquage, il officie au Port Autonome de Marseille et assiste les nombreux lancements de navires à La Ciotat. 

crédit photo : www.marine-marchande.net

crédit photo : www.marine-marchande.net


Mais c'est d'abord un remorqueur de haute-mer :
"le Phocéen a participé à de nombreux remorquages et assistances, et particulièrement à celui du dock flottant qui avait quitté Marseille pour Dunkerque à la remorque du JEAN BART et du HARDI le 16 avril 1962. Le mistral s'est levé et ils ont été pris par une violente tempête au large des côtes de Sète. Les remorques se sont rompues, et après plusieurs tentatives infructueuses de reprise, les capitaines des deux remorqueurs ont demandé l'assistance d'un autre remorqueur. C'est le PHOCÉEN qui est parti de Marseille pour récupérer le convoi et le ramener sur Marseille, car le dock flottant avait subi pas mal de dégâts". (Source info : http://www.marine-marchande.net).

Après le mémorable remorquage du LYDIA, qu'est-il devenu ?


 Après 30 années de loyaux services à Marseille, il est vendu en 1987 à la Co d'Expédition d'Oxford (Canada) sous pavillon de l'Ile de Malte, port d'attache la Valletta.


 Cette nouvelle carrière, de l'autre coté de l'Atlantique, est "musclée", convoyant du lac Michigan jusqu'au Brésil des unités bien plus importantes en tonnage que notre Lydia, les fameux cargos de la série Roger-City : 


Crédit photo : Tugfax cpght Mac Mackay



Le Phocéen est revendu une seconde fois en 1989  au groupe néerlandais Dalmeijer's Metalen (Rotterdam), sous le nom d'ATLANTIC RANGE battant pavillon... des Iles Grenadines.

Il est recédé, selon le registre des Lloyd's en 1991, sans que nous ayons pu identifier le nouveau propriétaire et perdons sa trace à cette époque.

Mais gageons qu'il est toujours en service, à en juger la carrière poursuivie par ses sister-ship's (Série Provençal) mais plus petits, comme par exemple l' U CAPONE au service de la DDE de Bastia :




 
 crédit photos : www.marine-marchande.net

Caractéristiques : 2200 cv, 34,52 x 8,1 x 4,81 mètres,  2200 CV.

Quand au second navire, plus petit, le Provencal 6, il a été cédé en 1986 a la SNRTM (armement naval qui l'a rebaptisé Toulonnais 6

Xavier Cuvelier-Roy


vendredi 9 juin 2017

Il y a cinquante ans au Barcarès...



Il y a de ça cinquante ans tout juste, le dimanche 11 juin 1967, Le Lydia est en vue de sa dernière escale, celle qui fera de lui le "Paquebot des sables!".








 
Dans les semaines qui précédaient l'opération de mise à terre du paquebot, il avait fallu préparer le terrain, c'est à dire faire creuser par une drague flottante, un chenal de 600 m de long et 7 m de profondeur. Pour amener celle-ci de l’étang de Salses à la mer, on a fait lui fait donc parcourir  750 m sur le sable, sur des boudins gonflés d’air.

 










Parti de Marseille la veille et accompagné de deux remorqueurs (le Provençal 6 et le Phocéen ), le Lydia arrive en vue du Barcarès  le dimanche 11 juin 1967 au petit matin. 



Première étapes de l'échouage, des câbles sont fixés à la proue du paquebot, puis fixés à terre à de puissants engins de chantier, tandis que les remorqueurs se fixent à l'arrière du navire afin de maintenir l’axe du chenal. La Tramontane, tout de même un peu forte, ne facilitant pas les opérations



Enfin, les engins de chantier se mettent à tirer le paquebot. 

Bien aligné face au chenal par la poussée des remorqueurs, le Lydia avance doucement entre les bouées qui marquent les limites du chenal d'accés. Une élingue se rompt soudain sous l'effet du vent et le navire se met à dériver, risquant de s'échouer. Sur la plage la tension est extrême tandis que les deux remorqueurs interviennent pour le remettre dans l'axe. Plus de peur que de mal mais lorsque le sénateur se retourne, autour de lui tous les ingénieurs étaient livides. Fausse alerte !


















Les opérations ne sont néanmoins pas terminées. Mètre après mètre, Le Lydia pénètre à l’intérieur des terres suivi comme son ombre par le Provençal 6. Malgré quelques frayeurs dues essentiellement à la Tramontane qui ne faibli pas, le Lydia s’immobilise à l’emplacement prévu, et le Provençal 6, peut décrocher sa remorque et regagner avec la pleine mer.






Les techniciens qui commandaient la manœuvre, n’en ont pas fini pour autant. Le Lydia flotte à cent mètres à l’intérieur des terres certes, mais plusieurs opérations successives doivent encore le faire pivoter, puis le surélever pour amener la ligne de flottaison au niveau de la plage soit 3 mètres au-dessus du niveau de la mer. Enfin, il s'agit de l’immobiliser définitivement dans son lit de sable. Le planning prévoit que l'échouage sera achevées le 30 juin.



Les bulldozers entreprennent d’abord de combler le chenal et de refermer le port pour isoler le Lydia de la mer, ce qui est terminé deux jours plus tard. La drague, qui joue le rôle de pompe géante, intervient alors et comble une partie de ce qu’il reste du petit port remplaçant l’eau par le sable. 








Phase suivante : une digue de sable, recouverte de bâches de plastique, est élevée tout autour du lit du Lydia.





La drague y déverse bientôt des centaines de mètres-cubes d’eau et le Lydia s’élève peu à peu, comme dans un sas d’écluse.  Sa ligne de flottaison est à présent au-dessus du niveau de la plage et il peut être lentement amené par les bulldozers à la verticale du berceau qui lui a été confectionné. Il suffit dès lors de pomper l’eau pour qu’il vienne délicatement s’y poser.  





Au final, la drague et les bulldozers feront enfin disparaître toute trace du port .





Le «Paquebot des sables» est né!




Bon anniversaire le vieux !!!



Olivier Alba

vendredi 2 juin 2017

Les aménagements du Lydia en 1967

Juste après l'échouage du navire en 1967, la SEMETA va se lancer dans une série d’aménagements qui visent à transformer et adapter le navire à sa nouvelle destination: Un centre d'activités touristiques. 



 Sont prévus alors: Une discothèque (le Trunk club), des boutiques (le Trunk store), une salle de conférence pour la SEMETA, un hôtel (qui n'ouvrira jamais) ainsi qu'un snack (la Cambuse). Nos recherches nous ont amenés à retrouver les devis des travaux donnant un détail précieux sur la qualité de ceux-ci ainsi que les matières utilisés. A vous de les découvrir dans les documents qui suivent:








Pour voir le résultat final c'est  
Quand on pense que tout (ou presque)  disparaitra cinq ans plus tard lors de la reconversion du Lydia en casino...Mais c'est une autre histoire...

Olivier ALBA